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Les compétences informatiques d’un bibliothécaire

Depuis le précédent billet, je suis tombé sur une annoncela hiérarchie soutient l’innovation. Première originalité, cette annonce est diffusée sur un blog : sans ma veille métier, je serais passé à côté. Deuxièmement, elle défini ce que sont les compétences informatiques d’un bibliothécaire : cela recouvre les compétences des étudiants énumérées dans  mon dernier billet. Il y a deux réunions de cela, un élu demandait quelles questions poser aux futurs bénévoles pour la partie « Multimédia ». Cet extrait de l’annonce apporte des éléments de réponse :

Compétences techniques / Connaissance et maîtrise

  • d’un environnement LAMP
  • des trois principaux OS
  • des principaux CMS (installation, fonctionnement, customisation)
  • des outils de type SIGB
  • des outils libres les plus courants

Compétences informationnelles

  • Présence active sur Internet – blog ou site personnel
  • Présence active sur les réseaux sociaux – fb, twitter, linkedin…
  • Pratique d’une veille autour des problématiques en info-doc.

Pour postuler à cette offre

  • CV (adresse de blog et flux de veille inclus) et lettre de motivation

Reste à savoir si les personnes qui auditionneront les futurs bénévoles savent eux même de quoi il s’agit. Pour moi, pour Sophie H. et pour les étudiants de M. Mercier, ainsi que pour M. Aioutz ou M. Strainchamp, toutes ces personnes que j’ai citées en exemple içi, cela ne pose aucun problème. Et vous?

<MAJ du 30 décembre 2012 : le produit fini>

Photo extraite de l’exposition virtuelle Claude Dityvon (1937-2008), reflet de la galerie éponyme sur le campus universitaire Belle Beille à Angers.

Cette photo fait partie de la collection numérique pour laquelle l’annonce ci-dessus avait été rédigée. Les termes pouvaient paraître (très) techniques (CMS, OS, FB…) à un non-initié, mais le résultat fait incontestablement partie de notre mission de médiation culturelle. Et c’est un bibliothécaire, doté de toutes les compétences d’un bibliothécaire, qui l’a réalisée. Pas un informaticien.

Les élus évoqués plus haut gagneraient à découvrir le site http://www.claude-dityvon.fr/, qui constitue le produit fini du projet. Cela leur montrerait que l’informatique (CMS, réseaux sociaux et autres geekeries) peut servir à la médiation culturelle.

</maj>

2 commentaires sur “Les compétences informatiques d’un bibliothécaire”

  1. Tiens, j’avais raté ce billet. Précisons à propos de « Reste à savoir si les personnes qui auditionneront les futurs bénévoles savent eux même de quoi il s’agit » : oui, je sais de quoi il s’agit… 😉
    Par ailleurs, il ne s’agissait pas d’un recrutement de bénévole, mais d’accueillir dans l’équipe Bibnum une personne sur un projet très précis qui a été mené à bien depuis par la personne (une perle partie depuis vers un autre poste, nous n’avions pas le support pour la garder) recrutée : http://www.claude-dityvon.fr

  2. Peut-être qu’en cherchant à rester sibyllin, j’ai rendu ce billet obscur pour les personnes extérieures à la bibliothèque où je travaillais alors, une modeste BM rurbaine. L’article ci-dessus est né suite à une réunion dans cette bibliothèque, pendant laquelle un élu a demandé quelles questions poser aux futurs bénévoles pour la partie « Multimédia ». En effet, je soulignais sans relâche que les bénévoles, tout comme les personnes rémunérées, devraient avoir entre autres compétences, des connaissances en informatique (cf début du billet 🙂 ). Ce terme « multimédia » qui figurait sur les documents de travail ne me satisfaisait pas du tout, car beaucoup trop vague. J’ai donc distribué cet extrait de l’annonce pour la Bibnum d’Angers aux membres de mon groupe de travail, afin qu’ils aient une idée plus précise de ce que j’entendais par « connaissances informatiques ».
    Je ne doutais pas que les personnes ayant rédigé l’annonce savaient de quoi elles parlaient. Mais j’en étais moins sûr pour les élus qui allaient auditionner les volontaires souhaitant se rendre utiles dans mon ex-bibliothèque (en fait, j’étais et je reste sûr du contraire : quelqu’un qui pense que Facebook n’intéresse que les ados boutonneux, et que des BD sur des téléphones c’est n’importe quoi, a peu de chance de savoir ce qu’est un CMS ou un logiciel libre. Dans ces conditions, comment pourrait-il interroger des candidats sur ces notions?). La preuve, c’est que deux ans après, il n’y a toujours pas de site, de catalogue en ligne ou même de profil Facebook portant le nom de ladite bibliothèque, choses que j’aurais pu mettre sur pied si j’avais été pérennisé. Mais bon, même en contrat aidé, le professionnel que je suis coutait toujours plus cher que les neuf bénévoles qui ont été « recrutés » après la fin de mon contrat :

    ma future-ex-bibliothèque (Demain, fin du CDD) est en plein recrutement. Ne vous réjouissez pas trop vite, chers compagnons de recherche d’emploi, Il s’agit de recruter… des bénévoles. { http://www.infodocbib.net/2011/01/la-competition-est-rude/ }

    A la fin du billet j’énumère toute une série de noms de personnes en mesure de comprendre de quoi parle l’annonce. Fallait-il que je précise que pour Daniel Bourrion, l’auteur de cette dernière, cela ne posait aucun problème non plus? Cela me semblait si évident qu’en effet je ne l’ai pas écrit 😉 .

    Toutefois, merci de tes précisions et de tes commentaires que j’ai toujours plaisir à lire, ainsi que pour le lien vers le produit fini (Galerie Claude Dityvon), que les élus évoqués plus haut gagneraient à découvrir. Cela leur montrerait que l’informatique (CMS, réseaux sociaux et autres geekeries) peut servir à la médiation culturelle. Oui, hors des bibliothèques, il y a encore des gens qui en doutent.

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