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Autoformation et numérique

Quand je travaillais aux Champs-Libres, l’offre numérique était une idée, pas encore un projet clairement défini. Au 2e étage (Musiques) où j’officiais en 2006-2007, on entendait parler de la Cité de la musique et d’iThèque, mais cela paraissait encore flou. De 2008 à 2010, une page “services numériques” du site institutionnel s’est progressivement enrichie, au point de finir par ressembler à un inventaire chronologique à la Prévert. Chaque abonnement, de Pressens à Tout apprendre, semblait un “service plus” à part entière, dont on ne voyait pas bien le lien avec la bibliothèque : l’institution expérimentait. Je me souviens que les différents sites de BM et de BDP, que j‘ai visités à la même époque pour appréhender le phénomène, avaient le même défaut. Les précurseurs, sans modèle auquel se référer, se cherchaient.

Cette page existe toujours, égrenant aujourd’hui les 30 abonnements selon l’ordre alphabétique.

Le dernier mardi de février, je participais à la visite du Salon de lecture numérique, organisée par l’ADBS. La présentation des services numériques en ligne était la deuxième partie. Elle m’a permis de me rendre compte que ces ressources s’articulent de mieux en mieux avec l’ensemble des services de la bibliothèque.

Autoformation aux Champs-Libres : un classement du point de vue de l’usager.

Avec la liste (chronologique ou alphabétique), cela donnait l’impression que la bibliothèque nous disait “Regardez comme nous sommes modernes, nous vous offrons une grande collection de ressources numériques” (point de vue de bibliothécaire du XIXs). Les Champs-Libres ont donc organisé une autre page, orientée usager : “Je veux apprendre une langue (par exemple). Quelles sont les ressources qui peuvent me permettre de le faire ?” La rubrique autoformation est divisée en six catégories :

Reprenons notre exemple de l’usager cherchant à se perfectionner en langue. La rubrique Apprendre les langues rappelle d’abord les ressources physiques et le lieu pour les trouver (méthodes, dictionnaires, revues…), avec des renvois vers le catalogue. Puis la page détaille les méthodes en ligne et pour chaque abonnement, détaille les langues concernées et les niveaux proposés. Le Français langue étrangère et la langue des signes sont traités à part. Enfin, pour les plus avancés, sont proposés la presse étrangère (papier : espace actualité, et en ligne : PressDisplay) et les films en VO.

Pour chacune des six rubriques, le site suit la même méthode. Cette approche par usages est plus utile que la liste alphabétique. En effet, le lecteur n’est pas intéressé par tous les livres de la bibliothèques. Il en lira ou en consultera une toute petite portion selon ses goûts et ses besoins. Pour cette raison le catalogue n’est pas une simple liste d’ouvrages mais un outil pour savoir où se trouve LE document convoité. De même l’utilisateur ne veut pas tester toutes les possibilités de Tout apprendre ou de Maxicours, mais utiliser une ressource en particulier, qu’il peut trouver facilement. C’est ce que permet le découpage en rubriques de la section autoformation. De plus, par ce positionnement par les yeux de l’usager, on comprend bien mieux que les ressources numériques ont toute leur place à la bibliothèque, qu’elles ne sont qu’un support parmi d’autres.

Cependant, les ressources numériques en bibliothèque ne touchent pas toutes à l’autoformation. Comment accède-t-on à ces autres ressources ? Pour Les Champs-Libres, Marianne Coatanhay nous a présenté le bouton “Explorer le web” de l’OPAC. Ce sera l’objet du prochain billet.

Et vous? Comment organisez-vous l’accès à vos ressources numériques pour vos usagers? Avez-vous une rubrique dédiée sur votre site? Ces ressources sont-elles intégrées à l’ensemble des services offerts ou un peu à part? Comment s’articulent vos ressources numériques et votre catalogue?

Pour en savoir plus :

  • Pour les structures universitaires : consortium COUPERIN
  • Pour les bibliothèques de lecture publique : consortium CAREL (BPI)

Le dossier :

  1. Le salon de lecture numérique
  2. Autoformation et numérique
  3. Le Bouton “Explorer le web”
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