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Aya et l’Afrique enchantée (suite et fin)

Aya de Yopougon

Juste avant mon départ, j’ai conseillé à mes collègues d’étendre la présence de la bibliothèque sur le site Sens Critique. J’ai joint le geste à la parole à titre personnel. J’ai maintenant un profil chez Sens Critique où je viens de poster ceci :

Lorsqu’on pense langue française, on pense hexagone, Belgique et parfois Québec (à ce propos, Je vous conseille « Magasin Général« , de Loisel). Mais la francophonie, c’est 75 pays, dont un grand nombre en Afrique. Le français de Yopougon, le nouchi, c’est comme le québecois : on comprend tout, il y a le charme d’entendre sa langue d’une oreille différente, mais attention aux faux-amis! Et surtout, comme tout argot et toute langue, il est en constante évolution.

Marguerite Abouet se base sur ses souvenirs des années 70 pour nous livrer ce récit centré sur Aya et ses deux copines Adjoua et Bintou et finalement tous les habitants du quartier. Elle voulait montrer une autre image de l’Afrique que celle des aprioris véhiculés par les médias : les famines, les guerres et le folklore. Ici Les djos et les gos se retrouvent à béhou au maquis, parfois en agouti. Mais c’est pas qu’histoires d’agrégés de gazoils et de prodada. y’a dra et même parfois affaire sur batterie, avec des histoires abramalaires de deuxième bureau, de gnanhi, de woubi… Vraiment, ça c’est BD là qui m’enjaille dêh, ça peut dja même!

J’ai prolongé mon plaisir sur Facebook et sur Canal BD magazine (p. 21)

La bibliothèque municipale avait déjà les trois premiers tomes. Je n’ai pas oublié Aya au moment des acquisitions, alors que le tome 6 venait de sortir. Dans le même temps, une série fille  (spin off) démarrait : Akissi. C’est la petite sœur d’Aya et c’est plus autobiographique car elle a le même âge que l’auteure, qui a quitté l’Afrique à douze ans.

Si vous aimez « L’Afrique enchantée« , l’émission de France Inter de Soro Solo et Vladimir Cagnolari, vous aimerez Aya! Et puis ne ratez pas le bonus ivoirien, avec recettes et lexique présentés par les personnages eux-même! Si vous connaissiez déjà Aya et que vous l’appréciez, découvrez « Ma Famille », la série ivoirienne, également diffusée sur TV5.

J’avais déjà parlé d’Aya sur le site de la commune, bien que peu adapté à l’annonce de nouveautés, pour montrer l’exemple. J’y reprenais quelques propos de Marguerite Abouet glanés sur la revue Canal BD.

Et les analyses de lectures de Bernadette? Personne, même parmi les salariés, ne s’est chargé de les transposer sur Sens critique, car personne n’ose se servir de sa souris hors le SIGB (CTRL+C CTRL+V, quelle difficulté! Ah j’oubliais, il faut se créer un profil, c’est peut-être ça la difficulté?). Parler de dissémination (ie rendre la bibliothèque présente là où elle n’est généralement pas) à mes anciens collègues, c’est parler martien.  Bilan : un biblioblogueur de plus sur Sens Critique, aucune bibliothèque supplémentaire. Pourtant, ces deux critiques méritaient une plus large audience.

Des livres

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