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L’herbe sucrée du Paraguay (1)

Une agréable surprise

En faisant mes courses dernièrement, j’ai eu une heureuse surprise dans le rayon des boissons gazeuses. Certaines étiquettes arboraient fièrement le mot «Stevia». Connaissez-vous la Stevia? Moi oui, et depuis près de dix ans.

Lorsque j’étudiais les sciences de l’information, je me prévalais de la double compétence «biologie-documentation». J’avais en effet étudié la biochimie auparavant. Lorsqu’en vue d’un travail pour l’École Nationale Supérieure des Sciences de l’Information et des Bibliothèques (ENSSIB) dans le cadre de ma formation initiale, il a fallu trouver un commanditaire, je me suis naturellement tourné vers des structures ayant un lien avec mes études antérieures : L’institut Pasteur, l’institut Mérieux, la firme pharmaceutique Aventis (aujourd’hui Sanofi), etc. Finalement c’est avec le Centre National d’Informations Toxicologiques Vétérinaires (CNITV) que j’ai effectué ce travail. Quel rapport avec le Breizh Cola vous demandez-vous. Le CNITV réalise régulièrement des rapports d’études sur des plantes pour des groupements d’industriels et pour l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Il m’a confié la réalisation de l’un d’eux : la plante concernée était… la Stevia Rebaudiana. Mon étude avait relevé les propriétés édulcorantes de cette plante :

«Les diterpènes glycosylés de la Stévia sont de 20 à 320 fois plus sucrées que le sucre. Le pouvoir sucrant est évalué par des études organoleptiques : un panel de goûteurs teste l’intensité de la saveur sucrée d’un produit par rapport au saccharose, qui sert de substance de référence.»

CARIO Franck, Stevia rebaudiana Bert. Bertoni, Rapport de recherche bibliographique, 2002, p.29
http://enssibal.enssib.fr/bibliotheque/documents/dessid/rrbcario.pdf

J’aime à penser que j’ai modestement participé à cette chaîne entre la recherche dans les laboratoires, et son application dans la vie quotidienne. Dans le cas de la Stevia, cette histoire a démarré en 1887 par sa découverte par Moïse Santiago Bertoni chez les Indiens Guarani.

Les propriétés édulcorantes de la Stévia

1 commentaire pour “L’herbe sucrée du Paraguay (1)”

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