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Les technos qu’un développeur web devrait connaitre

(Temps de lecture : 15 minutes) – dernière mise à jour le 19 avril 2026

Le développeur web est un atout indispensable pour de nombreuses entreprises. Son rôle est de concevoir et de coder des sites ou des applications mobiles. Il évolue dans un marché du travail favorable, car les spécialistes sont peu nombreux et les besoins en recrutement sont élevés.

Au sommaire :

1- Une roadmap de plus en plus complexe

J’ai commencé à apprendre le métier de développeur web en autodidacte pendant le premier confinement (mars 2020). Les premiers mois, j’arrivais à garder en mémoire les différents domaines que j’étais en train de découvrir ou que je voulais étudier ultérieurement (déjà un bon casse-croûte) :

  • JavaScript et ses frameworks tant en front qu’en back d’une part : Angular, React, Vue, Node
  • les langages pour les mobiles d’autre part : Kotlin, Swift, Flutter/Dart.

Ces cours suivent assez bien la roadmap proposée par Mike Codeur. J’étais donc déjà sur la bonne voie :

▶️ Mike Codeur • La roadmap pour devenir développeur frontend (17 min)

Mais au bout d’un an, les notions glanées sur des offres d’emploi ou pendant ma veille techno sont devenues trop nombreuses pour les garder constamment en mémoire. J’ai donc décidé non pas de faire une To Do list à rallonge, mais d’organiser tous mes mots-clés en une représentation en graphe, une carte mentale.

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2- La culture est d’abord affaire d’orientation

En fait, j’applique à ce nouveau domaine de connaissances la même méthode que celle que j’appliquais aux différents secteurs de la culture, en tant que bibliothécaire :

Cette idée de “vue d’ensemble” qui sous-tend la démarche du bibliothécaire a une portée considérable sur le plan pratique car c’est sa connaissance intuitive qui donne les moyens à certains privilégiés d’échapper sans trop de dommages aux situations où ils pourraient être pris en flagrant délit de non-lecture. Les personnes cultivées le savent – et surtout, pour leur malheur les personnes non cultivées l’ignorent – la culture est d’abord affaire d’orientation. Être cultivé, ce n’est pas avoir lu tel ou tel livre, c’est savoir se repérer dans leur ensemble, donc savoir qu’ils forment un ensemble et être en mesure de situer chaque élément par rapport aux autres.

Pierre Bayard, Comment parler des livres que l’on a pas lus p.27

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3- Situer chaque élément les uns par rapport aux autres

Ceci est une des premières versions de ma mindmap. Je l’ai réalisée au moment où j’ai commencé à éprouver des difficultés à tout garder en tête :

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4- Une carte mentale en constante évolution

4.1- Mindmaps

Cette carte mentale s’est rapidement étoffée et continue à le faire. En effet, les compétences techniques d’un développeur web ne se limitent pas à la maîtrise d’un ou plusieurs langages. D’autre part, j’ai maintenant plusieurs cartes mentales en cours : mes projets, le Cloud, les softskills, une spécifiquement dédiée à Vue.js, une autre sur MERN, une autre encore sur Typescript, une autre autour de la genAI

Cette mindmap représente l’état de ma réflexion sur les technos qu’un développeur web devrait connaitre. Ceci de manière plus ou moins approfondie selon les spécialités métier évidemment.

Front, Back et Mobile sont les grands blocs de base, avec un fort accent sur JavaScript. Mais il y a aussi toute une série d’outils. Certains sont incontournables (Bash, GIT, Tests, IA…). D’autres ont un impact plus ou moins direct pour un développeur web. Mais celui-ci gagnerait à les connaitre, au moins dans les grandes lignes (Devops, méthodes agiles…).

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4.2- Notion

A côté de mes mindmaps, j’ai un Notion où je traite des sujets qui ont besoin d’être détaillés et illustrés. Certains de ces documents finissent parfois par être transposés dans le présent blog où vous vous trouvez : Windows 11, Shell Bash, NVM… D’autre le seront peut-être un jour : SQL/noSQL, Git, Docker…

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4.3- Chronologie

Pour ajouter une dimension chronologique à mes mindmap, il faut savoir que le développement web a beaucoup évolué ces dernières années, et que le métier de développeur web front n’a plus rien à voir avec celui d’intégrateur web. En fait, la limite entre back et front s’est déplacée. La vidéo ci-dessous explique bien le changement intervenu :

▶️ Bertrand Tech • Développement web en 2020 : le guide pratique du développeur web (8 min)

J’avais donc étoffé mon portefeuille de formations…

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5- Des technologies en constante évolution

En réalité, ma mindmap ne cessera jamais d’évoluer, car les technologies liées au développement web sont elles-mêmes en évolution constante. Certaines apparaissent tout juste, d’autres connaissent une progression fulgurante, beaucoup enfin finiront par disparaître. Pour savoir où nous en sommes et quelles technologies nous sommes susceptibles d’apprendre en fonction de nos besoins du moment, il est indispensable de mener une veille technologique régulière.

5.1- 2023

Certains outils sont là pour nous aider dans notre veille, comme par exemple le State of JS, une enquête annuelle qui recense les tendances dans le monde JavaScript, et dont de nombreux Youtubers se font l’écho chaque année.

A la fin de ma formation à la Wild Code School en 2022, j’en étais là.

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5.2- 2024

TypeScript remplace JavaScript, Tailwind gère le CSS, Next.js étend les capacités de React, les genAI commencent leur ascension chez les développeurs.

▶️ Melvynx • Le web a (encore) changé en 2024 : TypeScript, Next.js, Tailwind, IA (12 min)

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6- L’irruption de l’IA

En 2025, c’est essentiellement l’Intelligence Artificielle qui fait changer le métier, et de fond en comble :

6.1- Intégrer de l’IA dans les applications qu’on créé pour autrui

▶️ Julien Lucas • Développeur IA, le métier qui cannibalise les développeurs classiques (16 min)

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6.2- Utiliser l’IA dans ses propres pratiques de développeur

La plupart des grands acteurs de l’IA proposent leur assistant de développement IA :

Les choses évoluent tellement vite avec l’IA, qu’une nouvelle fatigue du développeur est apparue. De même que de nouveaux frameworks JS sortaient d’un jour sur l’autre, de nouveaux outils impliquant de nouveaux workflow apparaissent en IA, à une fréquence élevée. Comment arriver à suivre ? Comment ne pas se perdre dans la hype et se focaliser sur ce qui est vraiment utile ?

▶️ Ramzi ₿ • Je n’arrive plus à suivre ! Je suis dépassé par l’IA.
▶️ DevAr • Tous les devs sont fatigués (et ce n’est que le début) (9 min)
▶️ Benjamin Code Plus • Claude Code détesté par les devs du jour au lendemain (10 min)

6.2.1- Des IDE aux CLI

▶️ Mike Codeur • Arrête Cursor, passe au CLI Agentique (18 min)

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6.2.2- Les 6 niveaux de maîtrise de l’IA

Si le grand public utilise encore les chat AI avec des questions simples et du copier-coller, il y a longtemps que les professionnels travaillant avec l’IA, dont font partie les développeurs, sont passés à des outils d’automatisation permettant notamment de gérer le contexte et la mémoire, afin de limiter au maximum les hallucinations (cursor rules / claude.md, RAG, MCP, agents…).

  • Niveau 1 : Prompt (le ChatGPT du terminal)
  • Niveau 2 : Planifier (CLAUDE.md et contexte projet)
  • Niveau 3 : Contexte (mémoire, fichiers, conventions)
  • Niveau 4 : Tools / skills (MCP, bash, intégrations)
  • Niveau 5 : Multi-Agent (orchestration, sous-agents)
  • Niveau 6 : Autonome (système 24/7, agents qui tournent seuls)

Quand les enquêtes parlent d’utilisation / d’adoption de l’IA dans les entreprises, de quel niveau parlent elles ?

Selon une étude de la Réserve fédérale de Saint-Louis aux États-Unis, 41% des travailleurs américains utilisaient l’IA générative au travail, mais seuls 13% l’utilisent quotidiennement et se limitent à des tâches ponctuelles plutôt qu’à des automatisations.

L’inertie des organisations

En réalité, selon The Economist, une utilisation par les salariés ne suffit pas, il faut que les organisations adaptent leur processus de production et leur méthode à l’IA. Le magazine prend pour exemple la généralisation des ordinateurs, qui ne s’est pas traduite par des gains de productivité significatifs. Ils sont arrivés des années plus tard lorsque les entreprises ont mis en œuvre des modèles économiques exploitant pleinement le potentiel de cette technologie.

▶️ BFM • « C’est comme si vous donniez une formule 1 à tout le monde pour rouler sur une route de campagne et avec la moitié des gens qui n’ont pas le permis »

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6.3- Apprendre à utiliser l’IA à bon escient pour ne pas perdre ses compétences

L’IA est souvent accusée de nous abêtir ou, au contraire, de nous aider à être plus intelligents. Comme souvent, les choses sont plus complexes : fonctionnement des zones du cerveau à l’appui, découvrez quels usages rendent stupides et quels usages rendent intelligents :

▶️ Micode • La Fabrique à Idiots (38 min)

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7- Faire mieux qu’un pisseur de code

Un développeur n’est pas qu’un pisseur de code. Il doit savoir :

  • Définir son code
  • Utiliser des méthodologies
  • Appliquer des process
  • Définir des architectures
  • Designer son application
  • Automatiser son code
  • Automatiser les tests
  • Déployer automatiquement

▶️ Javascript Academy • Pourquoi tu seras toujours un mauvais développeur (Youtube short)
▶️ Artisan Développeur • Recruter Un Pisseur De Code (6 min)
▶️ Grafikart • Non ! l’IA ne remplacera pas les développeurs ! (16 min)

C’est d’autant plus vrai avec l’IA. Désormais c’est l’IA qui pisse le code. Le développeur se concentre sur tout le reste, en utilisant au mieux les capacités des outils IA (prompts, contexte cursor rules / claude.md, RAG, MCP, agents…).

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8- Un plan de formation pour devenir développeur web

Cette mindmap évolutive représentait donc mon plan de formation personnel pour devenir un bon développeur web. Évidemment, je sais que je ne vais pas tout approfondir de la même façon, mais ce graphe me permet aussi d’avoir une vision globale de l’écosystème où je me situe.

8.1- Trois cercles de compétences

Rayed Benbrahim distingue trois cercles de compétences à acquérir, pour prioriser notre apprentissage

1) Les compétences cœurs. On y retrouve:

  • La maîtrise de ton langage de programmation
  • Savoir coder des tests automatisés
  • Savoir utiliser Git et Github
  • Savoir utiliser un shell Linux

2) Les compétences “écosystème”. Exemples :

  • Le framework sur lequel vous souhaitez vous spécialiser
  • Le clean code
  • Les design patterns
  • Les paradigmes de programmation
  • Comprendre la complexité d’un algorithme
  • Maîtriser les fonctionnalités avancées et les raccourcis clavier de ton IDE
  • Utiliser le débugger de ton IDE sur le code et sur les tests
  • Les concepts de conteneurisation et Docker
  • Manipuler une base de données SQL ou une base de données MongoDB

3) La culture générale tech. L’ensemble des autres notions qui composent le monde de la tech :

Un développeur junior doit comprendre ce qu’est un middleware de messagerie ou pouvoir expliquer “grosso modo” comment fonctionne la recherche et quels sont les principaux outils qu’un développeur peut utiliser pour l’implémenter dans son application.

Comment prioriser les notions pour monter en compétences efficacement ? – We love devs

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8.2- Prioriser ses apprentissages

En fonction de votre spécialité entre développeur frontend, backend, mobile ou devops, les compétences à voir en priorité diffèrent. En effet, un développeur frontend devra s’intéresser plus rapidement à des notions telles que la Jamstack ou les préprocesseurs CSS alors qu’à l’inverse, un développeur backend ou devops devra s’intéresser aux infrastructures cloud plus rapidement.

Youtube ne suffit pas. La formation est un budget, auquel s’adjoint un budget IA, mais c’est nécessaire pour rester à la page.

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Conclusion

Un métier chamboulé…

On n’a pas encore une vision claire sur l’apport de l’IA dans les outils qu’on code pour autrui. Ça viendra petit à petit. En revanche, les pratiques des développeurs ont déjà été complètement chamboulées par l’IA. On est passés

  • de copier-coller dans des chatbots
  • à des des IDE avec IA intégrée (Cursor)
  • puis aux outils CLI dans les IDE (extension Claude Code),
  • et enfin aux outils CLI seuls dans un terminal.

… qui rend ma mindmap obsolète ?

▶️ Jombo • Comment les gens imaginent le métier de développeur vs ce que c’est réellement

Les développeurs IA les plus avancés font travailler des agents de plus en plus autonomes, sans presque plus vérifier le code généré, se contentant de survoler les PR (pull request) les plus critiques.

Au point que pour certains la connaissance du code (HTML, CSS, JavaScript/Typescipt, React, Next…) est devenue facultative, puisque l’IA code plus vite et parfois mieux que les humains. C’est alors tout le début de cet article qui deviendrait obsolète, tout comme la vidéo ci-dessus, où les choses se sont presque inversées : la fréquentation de Stackoverflows est presque réduite à néant, tandis que le pilotage des agents IA ressemble beaucoup au début de la vidéo.

▶️ Mike Codeur • 20 ans de code : Mon métier n’existe plus ? (14 min)
▶️ Alex so yes • Développeur depuis 13 ans : mon métier ne vaut plus rien (19 min)
▶️ Benjamin Code • Le métier qui a perdu son intérêt… (21 min)
▶️ Benjamin Code • La maladie qui rattrape tous les vibe coders (17 min)
▶️ Melvynx • Les 4 niveaux de développeur IA (et comment devenir plus productif) (13 min)

▶️ Mike Codeur & Alex Soyer • Agents IA, compliance et vrai process entreprise — La face cachée du dev IA (56 min)

Ainsi, si ce qui vous passionne dans le métier de développeur est uniquement le code, changez d’orientation :
▶️ Développeur Libre • Devenir Développeur en 2026 : ça vaut le coup ?

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Développeur reste un métier technique

Néanmoins, certaines compétences techniques restent d’actualité :

  • utilisation professionnelle du terminal (outil essentiel pour créer des app)
  • compréhension des outils de code (Claude Code, VSCode, git, npm…)
  • compréhension de comment déployer une app (serveur, bases de données…)

Et une grande partie de ma carte mentale reste ainsi valide. Pour autant, la petite case « IA » dans cette mindmap est devenue trop étroite. Je ressens la même chose qu’à mes débuts : les notions glanées pendant ma veille techno, où l’IA est devenue omniprésente en deux ans, sont trop nombreuses pour les garder constamment en mémoire. Il me faut maintenant une seconde mindmap, dédiée à L’IA, pour compléter la première.

Si vous êtes de la partie, vos commentaires sont les bienvenus pour amorcer cette future carte mentale.

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