Retour d’expérience exotique

Le monde évolue. L’informatique est partout, laptops, laptops everywhere! Dans une autre vie, je me suis intéressé à la muséologie scientifique et technique. Et oui, toujours la médiation! C’est donc avec un œil averti que je visite les musées. Comment nos cousins de ces autres vénérables institutions prennent-ils en compte « l’évolution des usages« ?

Dans certains endroits, on ne peut qu’être affligé.

Le Mont-Saint-Michel compte quatre musées. Non seulement la muséographie y est obsolète, le matériel abîmé et les vitrines poussiéreuses, mais en plus, comment qualifier le recours, par les propriétaires des musées du Mont, à des guides dont les seuls revenus sont les pourboires des visiteurs? Même dans la vente il y a une part fixe! Peut-être parce qu'il est plus facile d'économiser sur les ressources humaines, l'éternelle variable d'ajustement unique, plutôt que d'évoluer? Bien sûr, on n'imagine pas que les musées du Mont soient délocalisés en Chine, alors pourquoi faire des efforts? Mais ce ne sont là que pures conjectures. Pourtant, ce n'est pas comme si le Mont-Saint-Michel était une localité inconnue perdue au milieu de nulle part. Il y a tout de même 3 millions de visiteurs par an. C'est incompréhensible. Le seul endroit tenu à la page, est-ce un hasard, est la boutique avant la sortie. Là, les règles les plus actuelles du marketing de la vente sont suivies à la lettre, un comble! Vraiment, les musées de la "Merveille de l'Occident" n'ont rien de merveilleux!

Heureusement, ce n’est pas comme ca partout. A Istanbul, j’ai été si enthousiasmé par une exposition temporaire juste au pied de Sainte Sophie, que j’y suis retourné trois fois! Voici ce que j’ai laissé sur le livre d’or :

« Une très belle exposition, tant par le thème abordé, un aspect méconnu de l’histoire des sciences, que par sa mise en scène muséographique. Quelques aspects bien différenciés par les îlots, beaucoup d’interactivité, des supports variés et plusieurs niveaux de lecture selon qu’on soit pressé ou passionné. Ça nous change de l’image « musées = poussière »
Et en plus c’est gratuit et ouvert sur une large plage horaire!
Que demander de plus? Que cette exposition vienne rapidement en France.
Encore merci »

J’aurai pu ajouter que j’avais apprécié que tout soit bilingue turc-anglais. N’étant pas turcophone, je n’aurai pas pu reconnaître cette exposition à sa juste valeur sans l’anglais. « 1001 inventions, discover the muslim heritage in our world », est bien sûr aussi présente sur la toile : un site web, des espaces Facebook, Twitter et YouTube, c’est une vraie « exposition hybride« ! J’ai appris sur le site que l’événement avait été mis sur pied par le London’s Science Museum et le FSTC, et qu’après Istanbul, l’exposition allait être présentée à New York. Comme je ne peux pas vous conseiller un tel voyage, je vous encourage vivement à visiter le site :

<1001inventions.com>

Vous y trouverez, entre autres, la vidéo d’introduction à l’exposition. 1001 Inventions and The Library of Secrets. Vous remarquerez l’image d’Epinal véhiculée sur les bibliothèques et leur personnel.

Une bibliothèque à la Harry Potter

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Le blues des bibliothécaires hybrides

Bibliothécaires « hybrides », bibliothécaires « classiques », élus, moi aussi je vois le fossé se creuser. Tous les gens que j’ai croisés tant en Turquie qu’en Russie étaient surpris de voir un bibliothécaire voyager. Pour eux, bibliothécaire, ce n’est pas un métier, mais une un job tranquille où on a du temps pour faire autre chose.

Les NTIC, des technologies pas si nouvelles que ça!

Dans les billets précédents (et dans bien d’autres à venir , je parle d’Internet, de ressources en ligne, mais jamais de NTIC. A cela une raison simple, cette expressions est surannée. Je dirais même qu’à l’époque où « les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication » étaient à la mode (à la fin du siècle dernier, avant la bulle Internet), l’expression était déjà impropre!